Entre 200 et 250 personnes ont défilé samedi dans les rues de Paris à l'occasion de la 3e "Mad Pride" pour dénoncer les préjugés et les discriminations dont font l'objet les malades mentaux. Partis de l'hôpital Saint-Antoine, les manifestants ont défilé dans une ambiance festive en direction de la Place de la République au rythme de percussions et de fanfares. Sur les banderoles on pouvait lire "La science ne sait rien de la folie" ou encore "Bipo? Schizo? Dingo? Barjo? Loco? Peut-être mais citoyens avant tout".
C'est la troisième année consécutive qu'une Mad Pride était organisée à Paris. Le cortège rassemblait des patients et des proches des malades qui ont répondu à l'appel d'une dizaine associations dont Advocacy France, Bicycle, Vie Libre, France Dépression, Schizo?...oui et AFTOC.
"Nous sommes de nouveau dans la rue pour défendre les droits des malades mentaux, notamment leur droit à la dignité. Nous en avons assez de ne pas être considérés comme tout le monde", a indiqué Philippe Guérard, le président du collectif Mad Pride, à l'origine de la manifestation. Le collectif entend sensibiliser le public contre les préjugés qui frappent les malades mentaux afin qu'il ne soient pas "disqualifiés et exclus de la communauté". Il dénonce également la "maltraitance" à l'hôpital, avec le recours abusif à l'isolement et à la contention et réclame des soins et des accompagnements diversifiés ainsi que des aides pour le logement et le retour à l'emploi.
(avec AFP)
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