Ce mardi 10 décembre, les internes de médecine, pharmacie et biologie ont entamé une grève illimitée. Ils dénoncent les économies budgétaires demandées à la santé, leurs conditions de travail et salariales et plus généralement la situation alarmante de l’hôpital. Après une première journée de mobilisation, trois des organisations à l’initiative du mouvement, l’Intersyndicale nationale des internes (Isni), Jeunes Médecins et Actions praticiens hôpital (APH) tirent un premier bilan chiffré. Dans un communiqué commun, ils annoncent que 16 000 internes ont suivi cet épisode 1 de la grève dans toute la France, soit plus de 60 % des internes. Sur son site internet, l’Isni fait état par exemple de 350 internes grévistes à Bordeaux, 700 à Marseille, 350 à Lyon ou encore 232 à Brest. « Des centaines d’assignations abusives provenant des directions hospitalières seront attaquées et sanctionnées financièrement », précise les organisations dans leur communiqué. Preuve supplémentaire pour eux que « les professionnels en formation sont devenus indispensables au fonctionnement des établissements ».
Nouvelles actions vendredi
Les internes doivent être reçus aujourd’hui par le directeur de cabinet de la ministre de la Santé. L’épisode 2 de la grève est prévu ce vendredi 13 décembre. Au cours de cette journée, ils tracteront dans les centres commerciaux sur le thème « économisez dès maintenant, bientôt vos soins seront payants ». Ils se joindront également à la manifestation du 17 décembre qui réunira l’ensemble des professionnels et usagers de la santé.
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