Tout au long des 36 années d'exercice de la médecine générale que je viens de vivre, j'ai toujours eu à cœur de manifester ma désapprobation devant les exigences ou les préjudices imposés à tous par les autorités de santé successives. D'abord par ma participation à toutes les manifestations d'envergure organisées à Paris, puis par la rédaction de suggestions ou de textes diffusés par mails aux confrères locaux mais aussi aux rédactions de journaux médicaux ou d'opinions, d'initiatives ou de textes inspirés par un fort sentiment de contestation.
Le seul but de ces diverses démarches et actions était d'essayer de « fédérer » des actions ponctuelles et de les faire connaître pour amplifier le propos exprimé dans l'espoir de le faire connaître en plus haut lieu.
Sans qu'il soit question ici de me considérer comme un « génie méconnu », je dois convenir de la surprise et de la déception ressenties à chacune des trop fréquentes manifestations de désintérêt des destinataires.
Pourtant mon ton s'est toujours voulu respectueusement ironique, dans un esprit toujours humaniste et la construction des textes s'inscrit toujours dans une référence culturelle accrocheuse.
Cette incapacité d'un médecin de terrain indépendant de toute appartenance syndicale à se faire entendre par les gens de sa profession pour les inviter à se manifester sans effort véritable est malheureusement à la stricte image de notre société individualiste davantage fascinée par le sensationnel et la polémique et s'exprimant plus aisément dans le « Y a qu'à, faut qu'on ».
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