La vie conventionnelle se refait une jeunesse. Un arrêté paru ce jeudi au Journal officiel officialise la participation des syndicats étudiants et de jeunes médecins aux prochaines négociations conventionnelles avec l'Assurance maladie. Une victoire pour l'Anemf (étudiants), l'Isnar-IMG (internes de médecine générale), l'Isni (internes) l'Isncca (chefs de cliniques et assistants) et ReAGJIR (jeunes médecins et remplaçants), qui demandaient depuis de longs mois à être des acteurs systématiques et non plus des observateurs ponctuels des négos.
Les jeunes rejoindront ainsi les syndicats séniors (FMF, SML, MG France, CSMF et Le Bloc) dès les prochaines échéances conventionnelles (accord ACI sur les CPTS et les assistants médicaux en janvier 2019) et pour construire la convention 2021. Les syndicats séniors restent toutefois les seuls à pouvoir signer les textes conventionnels. En effet, la plupart des membres des syndicats de jeunes sont étudiants, internes ou remplaçants. Ils ne sont donc pas conventionnés et ne participent pas aux élections URPS.
Étude de représentativité
Pour pouvoir participer à la vie conventionnelle, les cinq organisations de jeunes ont fait l'objet d'une étude de représentativité et ont toutes passé l'épreuve avec succès. Ils devaient justifier de leur ancienneté (2 ans minimum), de leur représentativité géographique, de leur indépendance financière et de leur activité syndicale. Pour rappel, l'intégration des syndicats de jeunes aux négociations conventionnelles avait déjà fait l'objet d'un décret paru en février dernier lors des discussions sur l'avenant télémédecine. Les jeunes étaient alors uniquement autorisés à être observateurs des débats et devaient être conviés par un syndicat senior.
Le président du syndicat ReAGJIR le Dr Yannick Schmitt se réjouit de la nouvelle : « C'est une véritable reconnaissance des engagements pris depuis 10 ans par ReAGJIR ». Ce dernier regrette toutefois que les remplaçants, qu'il représente, ne soient toujours pas intégrés à ce texte. « Ce sont des acteurs du système de santé à part entière et leur présence au sein de la convention est légitime pour déterminer les choix qui régiront la santé de demain ».
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