Comment fait-on face à un épisode neigeux d’une ampleur quasi inédite quand on assure le planning d’un médicobus qui sillonne les routes de son bassin de vie, de neuf heures à dix-huit heures tous les jours ? On fait avec les moyens du bord. « Nous avons été obligés d’annuler ce mercredi matin des consultations parce que nous avons des temps de route rallongés pour certains trajets, de Mortagne-au-Perche jusqu’à Vimoutiers par exemple, qui demandent déjà deux heures aller-retour », explique le Dr Jean-Michel Gal au Quotidien. « Je n’ai pas voulu mettre en danger mes équipes : conducteurs, assistantes médicales et médecins », poursuit le généraliste de 73 ans, cheville ouvrière de la mise en place de ce médicobus en 2020 dans ce département normand, « avec le Dr Antoine Leveneur » – ex-président de la CN-URPS des médecins libéraux – tient-il à préciser.
Ledit médicobus est donc resté garé sur le parking. Des chaînes sur les pneus n’auraient-elles pas pu faire l’affaire ? « Outre l’épaisseur du manteau neigeux qui atteignait 5 centimètres, vous pensez que des chaînes, pour faire deux heures de route, soient vraiment recommandées ? », recadre, avec un sourire, le praticien. Qui a les yeux déjà tournés sur la fonte des neiges en cours. Cela tombe bien, les treize médecins et les cinq assistantes médicales qui participent à cette aventure du médicobus ornais sont tous prêts à reprendre la route. Nul doute que la centaine de patients qu’ils visitent chaque jour les attendront à bras ouverts.
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