L'archevêque de Paris Mgr Michel Aupetit juge « terrible » la proposition de loi déposée par 72 sénateurs socialistes visant à supprimer la clause de conscience pour les médecins refusant de pratiquer l'IVG.
« Cela signifie qu'on entre dans une forme de dictature qui dit : "Vous n'avez pas le droit de penser, votre conscience doit être éteinte" », a affirmé l'ancien médecin généraliste dans une interview au Parisien dimanche.
« Un droit qui doit être absolument préservé »
À la question de savoir s'il avait déjà usé de la clause de conscience pour refuser une IVG, Mgr Aupetit a répondu : « Oui, bien sûr, j'ai expliqué à la patiente : "Moi, en conscience, je ne peux pas". Le médecin est libre, c'est capital. Cela s'appelle la relation médecin-malade. Sinon, c'est une prestation de service », explique-t-il.
« La liberté de conscience est le droit le plus fondamental de toute société. Une société qui l'annihile, ça s'appelle une dictature. L'objection de conscience fait partie du droit médical et elle est intouchable. Ce droit doit être absolument préservé, je peux vous dire que les médecins vont réagir durement si on y touche », prévient-il.
Enfin, l'archevêque a affirmé soutenir « dans l'expression », le président du Syngof qui avait assimilé l'interruption volontaire de grossesse à un « homicide ».
Avec AFP
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