La CSMF et le SML ne souhaitent pas une refonte intégrale du secteur optionnel défini l’an dernier. « Nous sommes allés au bout des discussions avec l’assurance-maladie et l’UNOCAM, affirme le Dr Jacques Caton, président de la branche AOC de la CSMF. Le secteur optionnel correspond à une pratique et au souhait d’une partie des professionnels qui travaillent sur les plateaux techniques lourds. » Le chirurgien orthopédique souligne que 42 % des praticiens des PTL ne se reconnaissent pas dans le discours du BLOC. « Il faut en tenir compte », dit-il.
Alors que des études pointent les difficultés croissantes d’accès aux soins des Français, le secteur optionnel peut apporter une solution, indique le Dr Jacques Meurette. « Le secteur optionnel permet de diminuer le reste à charge des patients et aux chirurgiens de vivre de leur travail, précise le vice-président du SML en charge des plateaux techniques. Il faut dans un premier temps appliquer le protocole, élargir le secteur optionnel à d’autres spécialités, et après discuter d’autres modes de rémunération. »
Les opposants du secteur optionnel veulent quant à eux remettre le dossier sur la table. « Le secteur optionnel est un bide total, déclare le Dr Henry Mouysset, président de l’Association des anesthésistes libéraux (AAL). Pour nous, ce devait être un ballon d’oxygène pour remettre à niveau des honoraires bloqués depuis 20 ans. Or, ce n’est pas le cas et 80 % des anesthésistes détenteurs d’un Certificat d’études spécialisées (CES) ne peuvent pas y accéder. »
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