Le Collège de médecine générale (CMG) veut revoir l'organisation des programmes d'accompagnement au retour à domicile après hospitalisation (PRADO) de l'assurance-maladie, qui se sont développés depuis plusieurs années.
L'instance qui fédère syndicats, sociétés savantes et associations de FMC, a décortiqué les PRADO maternité (le plus conséquent), orthopédie, insuffisance cardiaque etc. Des dispositifs qui ont permis des économies à l'assurance-maladie, mais qui ne sont pas du goût de tous. « Les PRADO sont assez mal vécus par les médecins. Nous souhaitions donc donner notre point de vue d'expert à la veille des négociations conventionnelles », précise le Dr Marie-Hélène Certain, secrétaire générale du CMG.
Une prise en charge selon les besoins du patient
Selon le CMG, le PRADO n'implique pas suffisamment aujourd'hui les médecins traitants. « Les généralistes ne veulent pas seulement être informés des décisions prises par l'équipe hospitalière. Ils veulent aussi participer à cette décision, explique le Dr Marie-Hélène Certain. Le collège regrette que les PRADO reposent essentiellement sur un raisonnement par pathologie.
Ces multiples dispositifs manquent de lisibilité et désorganisent l'activité des professionnels de terrain. « Les moyens déployés ne sont pas mis au service d'une organisation pertinente et pérenne des soins primaires », continue le CMG.
Le Collège de médecine générale demande donc que le dispositif PRADO soit « fortement réorienté », avec une prise en charge tenant davantage compte des besoins du patient.
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