Le volet prévention, éternel trouble-fête depuis quatre ans

Publié le 21/04/2016
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Si certains « blocs » de la ROSP enregistrent des résultats spectaculaires, ce n'est pas le cas du volet prévention et santé publique, à nouveau mauvais élève. 

Pour prévenir la iatrogénie médicamenteuse, la ROSP vise moins de 5 % de patients de plus de 65 ans traités par benzodiazépines à demi-vie longue et moins de 12 % de patients sous benzodiazépines plus de 12 semaines. Or, en 4 ans, la prescription chez les plus de 65 ans n'a baissé que de 3 points (13,7 % à 10 %). Pour les traitements longs, on passe de 15 % à 14,2 %. Sur la prescription d'antibiotiques, la cible est de moins de 37 prescriptions pour 100 patients (âgés de 16 à 65 ans et sans ALD). Fin 2015, le résultat était encore proche de 40.
 

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Résistances

Les résultats sont pire sur la partie vaccination. Trois quarts des plus de 65 ans devaient être vaccinés contre la grippe. Fin décembre 2015, le taux de vaccination était de 53,6 %, très loin du but, mais surtout en régression de 4 points par rapport à 2011. Pour les patients de 16 à 64 ans en ALD, l'objectif était là encore de 75 % de vaccinés. Or, le taux a baissé de 35,4 % à 33,8 % depuis 2011…

Même constat d'échec sur le dépistage des cancers féminins (sein et col de l'utérus), où les résultats reculent sur la période 2011/2015. Selon les objectifs, au moins 80 % de femmes (de 50 à 74 ans) devaient avoir bénéficié d'une mammographie au cours des deux dernières années, et d'un frottis (pour les 25 à 65 ans) au cours des trois dernières années. En 2015, le taux était de seulement 62,8 % pour l'indicateur cancer du sein, en baisse de 2 points depuis quatre ans ; pour le cancer du col, le taux a baissé de 58,7 % à 56,6 %. 

 

Voir tous les résultats détaillés de la ROSP 2015

 

M. F.

Source : Le Quotidien du médecin: 9490