Le contrat d'aide à l'installation des médecins est la première mesure de portée symbolique en faveur de la démographie de la nouvelle convention. Richement doté 50 000 euros, ce contrat s'adresse aux praticiens s'engageant à s'installer dans une zone sous-dense et à tarifs opposables pour au moins cinq ans. Ils doivent faire partie d'un groupe, appartenir à une communauté professionnelle territoriale de santé, ou appartenir à une équipe de soins primaires dans un délai de deux ans suivant la signature du contrat. Les adhérents sont en outre contraints d'exercer au moins quatre jours par semaine, et de participer à la permanence des soins.
En échange de ces engagements, l'assurance-maladie verse en deux fois aux médecins une aide forfaitaire à l'installation de 50 000 euros dont 50 % à la signature du contrat, et le solde à sa date anniversaire.
Les partenaires conventionnels se sont également mis d'accord sur le contrat de transition pour les médecins. L'idée est de rémunérer l'effort fourni par un praticien de 60 ans ou plus, exerçant en secteur I en zone déficitaire, et accueillant au sein de son cabinet un nouvel installé (ou installé depuis moins d'un an), âgé de moins de 50 ans et exerçant lui aussi à tarifs opposables. Le médecin le plus âgé s'engage à accompagner son confrère dans toutes les démarches liées à son installation, à la gestion du cabinet, et à la prise en charge des patients. En échange, l'assurance-maladie lui verse une majoration de 10 % de ses actes à tarifs opposables, plafonnée à 20 000 euros par an.
La convention valorise l'exercice coordonné en zones sous-denses et accessoirement fidélise les praticiens déjà installés dans ces zones et qui n'ont pas bénéficié d'aide. Le contrat de stabilisation et de coordination pour les médecins propose aux médecins y exerçant en groupe une rémunération forfaitaire de 5 000 euros par an. Cette somme peut être majorée de 1 250 euros annuels euros s'il exerce à temps partiel dans un hôpital de proximité, et de 300 euros mensuels s'il accueille un stagiaire à temps plein.
L'accord accorde enfin un bonus aux praticiens exerçant hors zones sous-denses, mais qui consacrent à ces territoires une partie de leur activité libérale dans le cadre du contrat de solidarité territoriale médecin. Si ces derniers s'engagent à exercer au moins 10 jours par an dans une zone sous-dotée pendant trois années consécutives, les honoraires tirés de cette activité seront majorés de 10 %, et les frais de déplacement pour se rendre dans cette zone sous-dotée lui seront remboursés.
Ces mesures ont un coût. Selon l'assurance-maladie, leur montant total est supérieur de 10 millions d'euros par an à celui cumulé des deux anciennes mesures : 28,3 millions d'euros pour l'option démographie, et 21 557 euros pour l'option santé solidarité territoriale.
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