Que pense Bernard Accoyer, premier médecin à accéder au « perchoir », de la tentation toujours plus forte du législateur de restreindre la liberté d’installation ?
« On ne peut être que d’accord, nous dit-il, avec le souhait du meilleur accès possible des Français aux soins. Pour autant, j’ai la conviction que rien ne se fera jamais en médecine sous la contrainte. » Pourquoi ? « Parce qu’il est illusoire d’imaginer que des hommes et des femmes qui ont une très haute qualification se soumettent à une quelconque obligation. » Hors l’incitatif, point de solution, explique le président de l’Assemblée. « Il faut bien comprendre, ajoute-t-il, que si en quelques décennies, la société a profondément muté, le jeune médecin en début de carrière en 2011 doit lui aussi tenir compte de la concentration urbaine, de la désertification de départements entiers, de ses attentes en matière de vie personnelle, culturelle et sociale, et de ses impératifs familiaux vis-à-vis de son conjoint et de ses enfants… Aucune contrainte ne pourra aller à l’encontre de cette réalité et des droits bien légitimes pour les jeunes médecins de continuer à disposer de la liberté d’installation. Si des inflexions doivent être prises, elles ne pourront l’être que dans le cadre négocié d’un consensus conventionnel. »
Quatre généralistes font vivre à tour de rôle un cabinet éphémère d’un village du Jura dépourvu de médecin
En direct du CMGF 2025
Un généraliste, c’est quoi ? Au CMGF, le nouveau référentiel métier redéfinit les contours de la profession
« Ce que fait le député Garot, c’est du sabotage ! » : la nouvelle présidente de Médecins pour demain à l’offensive
Jusqu’à quatre fois plus d’antibiotiques prescrits quand le patient est demandeur