Depuis plusieurs mois, le Dr Nathalie Lajzerowicz ronge son frein. Installée à Saint-Médard en Jalles (Gironde), cette généraliste de 53 ans ne supporte plus les campagnes de dénigrement dont les médecins sont selon elle l’objet.
Dans un courrier adressé au « Quotidien », elle dénonce « l’opprobre jetée sur toute une profession » par de récents articles de presse qui ont interprété les avantages versés par l’industrie aux médecins pour leur formation continue sur le site www.transparence.sante.gouv.fr.
« Les médecins sont victimes d’une maltraitance médiatique inacceptable, s’insurge le Dr Lajzerowicz. On nous présente comme des nantis, des corrompus qui s’en mettent plein les poches, alors que pour 23 euros, nos consultations peuvent durer trois quarts d’heure et que nous gérons des situations difficiles, la précarité, la fin de vie, l’organisation pré- et post-opératoire. Comment peut-on nous traiter avec un tel mépris ? »
Le Dr Lajzarewicz a exercé de nombreux métiers, médecin hospitalier, médecin de la Sécu, expert visiteur de la HAS. « Il y a 8 ans, je suis redevenu généraliste en cabinet de ville. C’est de loin le métier le plus difficile que j’ai eu à faire. »
Le médecin a donc pris a plume pour crier sa colère. Ses deux filles en 7e et en 5e année de médecine veulent être généraliste. « Quel monde professionnel va-t-on leur laisser ? », s’inquiète-t-elle.
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