L’assurance-maladie (UNCAM) et les organismes complémentaires (UNOCAM) se sont retrouvés mardi dernier pour discuter du secteur optionnel. La réunion a duré trois heures et a porté sur les critères techniques et financiers de ce nouveau secteur tarifaire. Selon un protocole d’accord d’octobre 2009, les chirurgiens, obstétriciens et anesthésistes s’engageraient à pratiquer 30 % de leurs actes aux tarifs opposables et à limiter leurs dépassements à 50 % pour le reste de leur activité. Un avenant conventionnel était attendu d’ici à la fin septembre pour finaliser le secteur optionnel. Mais la hausse de la taxation des complémentaires santé a compliqué les discussions.
Les organismes complémentaires veulent toujours des garanties et connaître le coût exact du secteur optionnel avant de s’engager plus avant dans les négociations. Les organismes complémentaires ont demandé plusieurs réunions « entre financeurs » avec l’assurance-maladie avant de rencontrer les médecins. « Attention à ne pas traiter ce sujet dans un temps trop court, indique Thierry Beaudet, président de la MGEN. Beaucoup de questions se posent sur les modalités du secteur optionnel. Sur quels critères le professionnel choisira-t-il l’acte qu’il tarifera à 100 % ou à 150 % ? Le professionnel va-t-il poser la question qui tue : avez-vous une bonne mutuelle ? » L’UNCAM et l’UNOCAM n’ont fait aucun commentaire à l’issue de cette réunion et n’ont pas précisé si d’autres rencontres étaient déjà programmées.
Quatre généralistes font vivre à tour de rôle un cabinet éphémère d’un village du Jura dépourvu de médecin
En direct du CMGF 2025
Un généraliste, c’est quoi ? Au CMGF, le nouveau référentiel métier redéfinit les contours de la profession
« Ce que fait le député Garot, c’est du sabotage ! » : la nouvelle présidente de Médecins pour demain à l’offensive
Jusqu’à quatre fois plus d’antibiotiques prescrits quand le patient est demandeur