Suite au refus de l’ensemble des syndicats médicaux libéraux d’un accord concernant la future convention, un arbitrage par Annick Morel a été demandé par les pouvoirs publics afin de donner les lignes à court terme d’un règlement permettant de fixer les honoraires des actes médicaux. Cette personne, avant de prendre une quelconque décision, a reçu et va recevoir les différents représentants des libéraux dans son bureau.
Cette manière d’agir me rappelle quelque peu les conventions citoyennes qui se sont tenues dans différentes localités à l’initiative de notre Président. Des palabres interminables ont conduit, tout bonnement, à la rédaction de rapports rangés dans des tiroirs (ils seront vite oubliés).
En fait, Annick Morel a probablement des idées bien arrêtées sur la convention, et l’écoute des syndicats est, je pense, une manière de montrer une volonté de dialogue… sans dialogue.
Au-delà de ce comportement, l’arbitre mandaté par les pouvoirs publics oublie que pour être impartial et se faire une idée plus juste du travail des libéraux, il est important de se déplacer et faire connaissance avec la base (généralistes travaillant seuls ou dans les maisons de santé). Or cette option a été balayée d’un revers de main, et il me semble que cette personne est un alibi pour faire croire une nouvelle fois qu’un débat démocratique va favoriser l’acception d’un décret qui sera finalisé après une période de gestation de quelques semaines. Cela est bien triste pour des libéraux qui s’investissent auprès des patients, avec pour la plupart un très grand humanisme.
Dr Pierre Francès, Banyuls-sur-Mer (Pyrenées-Orientales)
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