Le développement de la télémédecine dans la prise en charge des AVC permet dès à présent une prise en charge plus rapide et plus efficace des patients, a montré la rencontre organisée le 23 juin à Strasbourg par Décision Santé, dans le cadre de son cycle sur « les nouveaux regards sur les parcours de santé des patients cardio-et neuro-vasculaires ».
Le CHU de Nancy, par exemple, a développé un « Télé AVC » au niveau de l’ensemble de la Lorraine, avec six hôpitaux reliés à l’Unité neuro-vasculaire du CHU de Nancy. Ceci permet des échanges directs entre les neurologues de Nancy, les patients et les médecins qui les soignent sur place dans ces établissements. L’an dernier, 236 téléexpertises ont été menées dans ce cadre, et 62 thrombolyses ont été réalisées dans les six hôpitaux avec le concours du centre de Nancy. Mais même avant la phase hospitalière, les régulateurs des Samu peuvent déjà commencer à voir les patients grâce à des connections avec des caméras, ce qui leur permet d’affiner encore leur premier diagnostic.
L’irruption de l’image dans les prises en charge contribue à les améliorer, alors même que les réseaux et parcours de soins se renforcent et s’optimisent, ont montré tous les intervenants, depuis le déclenchement de l’AVC jusqu’aux soins de suite et de réadaptation. Restent quelques points noirs dans la région, avec en particulier un nombre encore trop élevé de patients à risques qui négligent toute prévention primaire, ou qui ne suivent pas les traitements qui leurs sont prescrits. Une situation particulièrement dommageable dans le Grand Est, où l’incidence des AVC reste plus forte que dans le reste de la France, notamment d’ailleurs dans les secteurs les plus éloignés des grands centres.
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