Du 9 au 11 mars aura lieu à Paris la première édition du salon Santé pour tous destiné au grand public pour une information sur la prévention, le dépistage et la prise en charge. À cette occasion une étude OpinionWay*, a été réalisée afin de recueillir l’opinion des Français sur la prévention et le rôle que la e-santé peut y jouer.
Si 74 % des Français estiment que les messages de prévention en matière de santé sont suffisamment nombreux, cela ne veut pas forcément dire que les moyens de prévention sont pour autant accessibles. En effet, 76 % des sondés se déclarent prêts à changer leur comportement en matière de santé avec des moyens de prévention plus simples d’accès, la condition première étant malgré tout (78 %) une prise en charge financière par la Sécurité sociale. À l’heure de la e-santé, les Français considèrent aussi majoritairement (61 %) que le numérique peut être un atout pour faire davantage attention à sa santé. Interrogées sur l’opportunité d’utiliser divers dispositifs, les personnes interrogées ont majoritairement un a priori positif sur tous, même si certains remportent davantage leur adhésion.
Le généraliste toujours numéro 1
Les Français restent malgré tout assez prudents sur l’intelligence artificielle et les nouvelles technologies dans le domaine de la santé. 60 % considèrent ainsi qu’elles représentent une menace pour la vie privée, 46 % qu’elles pourraient mettre notre santé en danger et 45 % qu’elles constituent une menace pour le travail des médecins. Et de toute façon en matière de prévention, les Français continuent à compter en priorité sur les professionnels en chair et en os, et en particulier sur le généraliste. Interrogés pour savoir qui devrait prioritairement s’occuper de la prévention en santé, les Français répondent le médecin traitant à 51 % (69 % pour les plus de 65 ans), loin devant les autres professionnels de santé (39 %) ou les pouvoirs publics (38 %) et très très loin devant les applications mobiles santé (2 %) ou l’intelligence artificielle (1 %).
Sondage OpinionWay pour Mazars, 1 010 participants, questionnaire en ligne, du 31 janvier au 1er février 2018.
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