Un agent conversationnel (chatbot) utilisant l'IA est-il capable d'apporter une information médicale aussi fiable qu'un comité multidisciplinaire de médecins ? La réponse est affirmative, selon un premier essai contrôle de non-infériorité de phase 3, randonmisé et aveugle, incluant 140 patients pour le chatbot Vik suivant des patients atteints de cancers ou de maladies chroniques. Selon Jean-Emmanuel Bibault, directeur médical de Wefight, la société qui a développé MedVik, l'outil de télésurveillance associé, « si on n'utilise pas ces outils, il y aura une perte de chance pour le patient. Concrètement, comment le dispositif fonctionne ? Le praticien génère un QR code et le transmet à son patient. Celui-ci le scanne dans l'app Vik préalablement téléchargée. Ensuite, il répond aux questions de Vik au quotidien sur l'évolution de sa maladie. Les données sont ensuite transmises au praticien de façon sécurisée qui suit la pathologie en vie réelle. Ce dernier a la possibilité de transmettre un questionnaire ou du contenu d'éducation thérapeutique à son patient. Huit essais randomisés ont déjà démontré que la télésurveillance améliore la qualité de vie des patients atteints de cancer et la survie globale. Toutefois demeurent des questions auxquelles il faudra trouver des réponses dans un avenir proche sur l'évaluation de ce type de dispositif et le type de financement auquel l'associer. Rappelons que le passage dans le droit commun de la télésurveillance aura lieu dans le courant du premier semestre 2022.
* Mardi 23 novembre 2021, plénière 5 "Digitalisation des pratiques, le patient connecté". Témoignages de start-up.
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