Covid 19 : ouverture de la vaccination « à tous » dès le 12 mai en fonction des doses disponibles, annonce le gouvernement

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Publié le 06/05/2021

Crédit photo : BURGER/PHANIE

Le gouvernement accélère un peu plus chaque jour la vaccination. À l'occasion d'une visite dans le plus grand vaccinodrome de Paris ce jeudi matin, Emmanuel Macron a annoncé qu'à partir du 12 mai, la vaccination « sans limite d'âge » (à condition toutefois d'avoir 18 ans) serait possible en fonction des doses disponibles.

« À partir du mercredi 12 mai vous pourrez regarder la veille sur le site (de réservation) s'il y a des doses disponibles et s’il y a des rendez-vous qui ne sont pas pris », auquel cas ces rendez-vous « seront ouverts sans limite d'âge », a-t-il martelé, qualifiant ce dispositif « d'exceptionnel ».

Jusqu'ici à Paris « il n'y a pas eu de gâchis, toutes les doses ont été utilisées dans les centres, mais on veut optimiser et être sûrs que toutes les doses sont pleinement utilisées », a-t-il précisé, insistant sur la nécessité d'avancer « à marche forcée ». 

La priorisation par âge encore de mise ?

Fini donc la priorisation par tranche d'âge ? En tout cas, pour accélérer la campagne de vaccination et s'assurer « que tous les rendez-vous sont pris partout en France », le gouvernement change sa stratégie et entame un virage à 360°. Même si, l'objectif de vacciner les plus fragiles en priorité n'a pas encore été atteint. Le ministre de la Santé, Olivier Véran, estimait la semaine dernière encore à « quatre millions » le nombre de personnes éligibles, — et donc à risques, n'ayant toujours pas reçu d'injections.

Tout le défi pour le gouvernement réside donc dans sa capacité à activer les bons leviers pour à la fois continuer à vacciner les plus fragiles et vacciner plus, pour atteindre une couverture vaccinale satisfaisante.

Vaccination des plus de 50 ans avancée au 10 mai

Parmi les leviers que le gouvernement a décidé d'activer : l'ouverture de la vaccination dès le 15 juin à tous les Français (sans pathologie particulière) et, dès le 15 mai, aux plus de 50 ans. Mais lors de sa visite ce jeudi matin au vaccinodrome de la Porte de Versailles, le Chef de l'État a décidé d'aller plus vite encore et a avancé cette date au 10 mai :

« Les rendez-vous pourront être pris à partir de demain (7 mai) et, à partir du 10 mai, nos compatriotes de plus de 50 ans pourront se faire vacciner », a-t-il précisé.

Cette annonce pourrait donc donner un sérieux coup de pouce à l'objectif fixé par le gouvernement, qui est celui d'atteindre « 20 millions de primo injectés » au 15 mai et 30 millions au 15 juin. Les derniers chiffres du ministère de la Santé arrêté ce mardi, montrent que pour l'instant 16,7 millions de Français ont reçu une dose et 7,1 millions ont en reçu deux.

Le ministère de la Santé espérait peut-être aussi, pour accélérer le mouvement, pouvoir compter sur la possibilité de vacciner à nouveau les moins de 55 ans avec AstraZeneca. Olivier Véran avait annoncé vendredi dernier avoir saisi la HAS sur l'éventualité de permettre à nouveau à tous les adultes de recevoir ce vaccin, et à quelles conditions. La décision de la HAS n'est pas encore tombée, mais le président du Conseil d'orientation de la stratégie vaccinale, le Pr Alain Fischer, a fait savoir qu'il était « plutôt d'avis de rester sur la recommandation actuelle », « dans un contexte où la circulation du virus diminue (...) et puisqu'on peut proposer une alternative ».

Ouverture de la vaccination aux 16-17 ans atteints de maladies graves dès aujourd'hui

Un peu plus tôt dans la journée la DGS a, dans une note transmise aux soignants, autorisé la vaccination aux mineurs de 16 et 17 ans atteints de maladies susceptibles de faire courir un « très haut risque de forme grave » de Covid-19.

Dans cette note il est ainsi prévu qu'ils pourront se faire vacciner « à compter de ce jour avec le vaccin Pfizer-BioNteh en centre de vaccination ».

La liste des pathologies « à très haut risque de forme grave de Covid » avait précédemment été établie par le ministère de la Santé selon les recommandations de la HAS. Elle comprend notamment les cancers en cours de traitement, les maladies rénales chroniques sévères, les transplantations d'organes, la mucoviscidose, la trisomie 21 ou certaines maladies rares.

Avec AFP.


Source : lequotidiendumedecin.fr