Le poids financier des innovations thérapeutiques comme le nombre croissant de maladies chroniques sont les deux événements marquants présentés à l’occasion de la Cartographie médicalisée des dépenses de santé de 2017. Ce travail commencé en 2012, offre désormais une perspective sur une période de 6 ans, et correspond aux dépenses de soins de 57, 6 millions de bénéficiaires du régime général. Ainsi 20 millions d’entre eux ont eu recours à des soins liés à une pathologie spécifique, très souvent chronique.
Les deux premiers postes de dépenses de santé sont liés aux hospitalisations ponctuelles (opérations de la cataracte, pose d’une prothèse articulaire, etc. avec 31,3 milliards €) et aux maladies en lien avec la santé mentale (20,3 milliards €). Entre 2012 et 2017, la croissance des dépenses a été surtout observée surtout pour deux types de pathologies : les cancers (+ 3 182 millions €) et les maladies cardio-vasculaires (+ 2 074 millions €).
Le cas particulier des cancers du poumon en augmentation
Ce travail a été l’occasion de faire un focus sur certaines pathologies. Ainsi, pour les cancers du poumon, les principales évolutions de dépenses ont porté sur les traitements en ville comme à l’hôpital et les hospitalisations. Entre 2012 et 2017, on note une forte hausse de la dépense (+ 461 M €), dont 233 M € entre 2016 et 2017. Les raisons sont une prévalence en augmentation de cette tumeur, ainsi que l’arrivée des nouveaux traitements (anti-PD1 et anticorps monoclonaux). « Les derniers chiffres datent de 2017, on imagine que ces dépenses sont aujourd’hui encore plus importantes », souligne le Pr Olivier Lyon-Caen, Médecin conseiller national de l’Assurance maladie. Pour beaucoup de cancers, on remarque une augmentation des médicaments de chimiothérapie per os délivrés en officines.
Infections VIH : les coûts diminuent
Concernant la prise en charge des patients infectés par le VIH, la Cartographie médicalisée des dépenses de santé de 2017 montre une baisse de la dépense globale des soins prodigués atteignant la somme de près de 10 000 € en moyenne par patient et par an, 85 % des dépenses étant consacrés aux médicaments. Cette diminution résulte d’une baisse du poste de la dépense des médicaments (- 11 % entre 2016 et 2017).
Le coût des soins des généralistes ne varie pas
Enfin, depuis 2012, selon la Cartographie médicalisée des dépenses de santé, la part des dépenses de santé engendrées par les soins des généralistes est restée stable pour la plupart des pathologies.
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