La HAS maintient le remboursement des prothèses de cheville

Publié le 17/12/2015

Crédit photo : BURGER/PHANIE

La prothèse de cheville depuis une dizaine d’années est une alternative à l’arthrodèse de la cheville, qui fixe définitivement la cheville sans recours à une prothèse. 500 malades chaque année sont concernés. Ils présentent le plus souvent une arthrose sévère qui répond à une disparition progressive du cartilage articulaire. Elle est le plus souvent le résultat de traumatismes à répétition comme des entorses, voire des fractures. Des pathologies inflammatoires comme la polyarthrite rhumatoïde génèrent également une disparition du cartilage. Le diagnostic repose outre la clinique (douleur, boiterie, oedeme) sur l’imagerie.

Mais quels sont les bénéfices de ces prothèses sur le long terme ? Un registre national a été mis en place par le Pr Jean-Luc Besse (Hospice civils de Lyon) afin de livrer des données en vie réelle. Des informations de suivi pour 1 276 prothèses totales de chevilles posées entre juin 2012 et juin 2015 ont été recueillies, soit un taux d’inclusion de près de 80 % pour cette période. Ont été notées dans le registre le taux de reprises, à savoir le nombre de réinterventions chirurgicales, mais aussi la fréquence des douleurs, des complications.

La mobilité a également fait l’objet d’une évaluation. Sur le marché français, quatre prothèses de cheville sont utilisées, Hintegra® (Integra), Star® (Stryker Spine SAS), Salto® et Salto Talaris® (Tornier. Les quatre dispositifs sortent avec succès de cet examen. Un avis favorable au maintien du remboursement a dans la foulée été annoncé. La commission du fait de la difficulté de l’apprentissage recommande toutefois que la technique soit réservée à un nombre limité de chirurgiens experts. Une courbe d’apprentissage importante a été observée dans le registre.


Source : lequotidiendumedecin.fr