« Un accident cardiovasculaire pour cent injections. La santé de nos enfants vaut plus que des vaccins expérimentaux. » Depuis plusieurs jours, une affiche antivax installée sur un panneau publicitaire à Toulouse fait réagir les internautes. Cette campagne d’opposition à la vaccination contre le Covid-19 sur la voie publique est menée par le collectif ReInfo Covid, fondé par le Dr Louis Fouché, figure des antivax pendant la crise sanitaire.
Le week-end dernier, plusieurs médecins comme le président de l’UFML-S Dr Jérôme Marty se sont offusqués sur les réseaux sociaux, dénonçant une « communication mensongère et manipulatoire ».
Le président du Conseil départemental de l’Ordre des médecins de Haute-Garonne est lui aussi intervenu le 15 août auprès du préfet pour faire cesser ces affiches. De même, la préfecture, l’ARS Occitanie, et le CDOM ont publié un communiqué commun le 17 août pour condamner « fermement ces affiches qui ont pour objectif de diffuser des informations mensongères sur un sujet crucial de santé publique ».
Un arrêté d'interdiction sera pris
Embarrassée, la mairie de Toulouse a réagi le 16 août auprès du Quotidien du médecin. « Même s’il est visible depuis la voie publique, ce panneau publicitaire est implanté sur un terrain privé et en dehors du réseau d’affichage de la ville. Le seul motif pour lequel nous pourrions intervenir, ce serait un trouble à l’ordre public. Mais ce n’est pas le cas. »
De son côté, le gouvernement s'est saisi du sujet vendredi 19 août par un tweet de Sonia Backès, secrétaire d’État chargée de la Citoyenneté. « Alertée sur la campagne d'affichage anti-vaccination en cours à Toulouse, j'ai demandé au préfet d'utiliser les voies de droit appropriées pour la faire cesser. Un arrêté d'interdiction sera pris, et un signalement adressé au Procureur de la République. Stop à la désinformation ! », a-t-elle écrit, promettant ainsi d’agir contre ces affichages antivax.
Alertée sur la campagne d'affichage anti-vaccination en cours à Toulouse, j'ai demandé au préfet d'utiliser les voies de droit appropriées pour la faire cesser. Un arrêté d'interdiction sera pris, et un signalement adressé au Procureur de la République. Stop à la désinformation ! pic.twitter.com/rzE6hHml0j
— Sonia Backes (@SoniaBackes) August 19, 2022
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