Lombalgie : la com' de la Cnam a fait bouger les lignes 

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Publié le 06/09/2018
Lombalgie

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Crédit photo : GARO/PHANIE

En novembre 2017, l'Assurance maladie avait lancé en partenariat avec plusieurs sociétés savantes une grande campagne d'information  « Mal de dos ? Le bon traitement, c'est le mouvement ». En effet, s’il y a quelques années, les recommandations médicales étaient plutôt favorables au repos en cas de lombalgie, les choses ont bien changé depuis ! Et bien au contraire, comme l'indique ce message, la bonne prise en charge préconise de rester actif (relire notre dossier FMC). Cette campagne avait donc pour but de combattre les croyances et « vérités » d'autrefois.

Plus de 20% des Français ont changé d'avis

Comme l'indique une étude BVA réalisée en avril dernier* et commandée par l'Assurance maladie, cette campagne de communication a porté ses fruits. Alors qu'en 2017, 68 % des Français estimaient que le repos était le meilleur remède contre la lombalgie, ils sont aujourd'hui 45 % à le penser.

Du côté des médecins généralistes, des évolutions ont également été notées. En 2017, 33 % des praticiens déclaraient être d'accord avec l'affirmation « le meilleur remède contre la lombalgie est le repos », contre 14 % un an plus tard.

Lutte contre les arrêts de travail

Enfin, aujourd'hui 87 % des Français et 95 % des médecins estiment qu'il est conseillé de maintenir une activité professionnelle adaptée en cas de mal de dos. Or 40 % des généralistes pensent que leurs patients attendent un arrêt de travail à l'issue d'une consultation liée à une lombalgie, alors que 7 % des patients expriment cette attente, nous apprend l'étude BVA 2018. Les résultats encourageants de cette campagne de communication auront certainement été notés par le gouvernement et en particulier Agnès Buzyn qui, il y a peu, soulignait sa préoccupation face aux arrêts de travail jugés abusifs.

« Ces bons résultats justifient pleinement la poursuite du travail de sensibilisation en cohérence avec les recommandations médicales afin d'éviter le passage à la chronicité et d'améliorer la qualité de vie des patients  », souligne le Pr Olivier Lyon-Caen, médecin-conseil national de l'Assurance maladie. Une nouvelle campagne de communication sur ce thème est prévue jusqu'au 30 septembre prochain.

 

* Étude BVA, Post-test de la campagne, connaissances et attitudes vis-à-vis de la lombalgie, avril 2018, réalisée via Internet auprès d'un échantillon représentatif de 2 000 Français de plus de 18 ans et de 400 médecins généralistes.


Source : lequotidiendumedecin.fr