Pass sanitaire, passeport vaccinal... le « monde d’après » se prépare à la gestion future de l'épidémie de Covid-19. C'est dans ce contexte qu'une enquête mondiale a été menée par le World Economic Forum dans 28 pays. L’institut de sondage Ipsos a interrogé les Français sur l’adoption d’un passeport vaccinal, lequel consisterait en une preuve de vaccination contre le Covid-19, permettant de voyager à l’étranger et d’accéder à certains lieux publics.
En France, sept Français sur dix sont favorables à ce qu’un passeport vaccinal soit exigé à des voyageurs souhaitant entrer dans l’Hexagone, dont 40 % « très favorables ». Une majorité est convaincue de son efficacité pour rendre les voyages et les grands événements plus sécurisés sur le plan sanitaire, à hauteur de 65 %.
Des Français partagés
Les avis sont partagés quant aux modalités du passeport vaccinal : seuls 53 % sont favorables à l’exiger pour accéder aux grands lieux publics et 47 % sont favorables à l’instaurer obligatoirement pour accéder aux magasins, bureaux, restaurants, même si cette piste a été écartée par le gouvernement fin avril.
Enfin, 43 % des Français partagent l’idée que seules les personnes vaccinées devraient être autorisées à participer à certaines activités : événements culturels ou sportifs, prendre l’avion et les transports en commun… et 57 % y sont opposés, soit 11 points de plus que la moyenne mondiale.
Méfiance sur les données médicales
Les Français sont par ailleurs les plus inquiets dans le monde sur la question des données médicales. L’Ipsos renseigne que seuls 32 % des Français sont à l’aise avec l’idée que le gouvernement ait accès à leurs données médicales et 27 % à ce que leur employeur y ait accès.
Pire encore, seulement 19 % des Français sont à l’aise avec l’idée que leurs données médicales puissent être partagées avec des entreprises privées, dans le secteur des transports, de l’hôtellerie ou des nouvelles technologies.
Interrogés sur la pérennité du passeport vaccinal, 37 % des Français interrogés pensent qu’il devrait être utilisé le temps de la baisse des contaminations, estimée à quelque mois, 26 % considèrent qu’il faut mettre cet outil en place jusqu’à la fin de l’année, et 24 % déclarent qu’il devra être nécessaire pendant quelques années encore. Les Français favorables à la mise en place définitive du passeport vaccinal représentent 13 % des opinions exprimées.
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