La varénicline (commercialisé sous le nom de Champix) et le bupropion (Zyban), indiqués dans l'aide au sevrage tabagique ne semblent finalement pas associés à une hausse des effets secondaires neuropsychiatriques, selon une étude publiée samedi 23 avril dans « The Lancet ». Plus de 8 000 participants, fumant plus de 10 cigarettes par jour, ont été recrutés, sur la demande de l'Agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux (FDA), par le Pr Robert Anthenelli de l'université de Californie et ses collègues. Ils ont été répartis en 4 groupes de patients, selon qu'on leur prescrivait de la varénicline, du bupropion, des patchs nicotiniques ou un placebo.
Les auteurs ont noté que les patients sous varénicline atteignaient plus facilement l'abstinence (21,8 %) que ceux prenant du bupropion (16.2 %), des patchs (15.7 %) ou un placebo (9.4 %). « Notre étude montre que les trois traitements de première ligne sont efficaces, avec une efficacité plus marquée pour le varénicline » explique le Pr Robert Anthenelli.
La moitié des participants avaient des antécédents psychiatriques, incluant des changements d'humeur, des épisodes d'anxiété et des troubles psychotiques ou borderline. Les auteurs notent une augmentation non significative de la prévalence de ces troubles de 1,3 % dans le groupe varénicline, de 2,2 % dans le groupe bupropion, de 2,5 % dans le groupe patch et de 2,4 % dans le groupe placebo.
CCAM technique : des trous dans la raquette des revalorisations
Dr Patrick Gasser (Avenir Spé) : « Mon but n’est pas de m’opposer à mes collègues médecins généralistes »
Congrès de la SNFMI 2024 : la médecine interne à la loupe
La nouvelle convention médicale publiée au Journal officiel, le G à 30 euros le 22 décembre 2024