Le cancer représente, pour l’assurance-maladie, une addition de quelque 14 milliards d’euros par an. Moins que les maladies cardio-vasculaires (17 milliards). Rapportée à l’échelle d’un patient, la dépense moyenne est d’environ 10 000 euros pour un malade du cancer (7 500 euros pour un malade cardio-vasculaire, 26 700 euros pour un malade insuffisant rénal avancé). Entre 2004 et 2007, les dépenses liées au cancer ont augmenté de 7,2 % ; celles attachées aux maladies cardio-vasculaires de 8,5 % (+ 16,1 % pour la maladie d’Alzheimer et les démences).
À l’hôpital public (et privé à but non lucratif), où les médicaments onéreux sont pris en charge par ce qu’on appelle « la liste en sus », les dépenses d’anticancéreux atteignaient en 2009, selon l’Institut national du cancer (INCA), 1,04 milliard d’euros, « soit 6,5 % de plus qu’en 2008 », relèvent les experts de la HAS. Dix molécules trustent à elles seules l’écrasante majorité (91 %) des coûts des anticancéreux de la liste en sus.
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