Dépistage des cancers ORL

Il manque des participants à l’étude DépistORL

Publié le 14/10/2011
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Crédit photo : S Toubon

LES INCLUSIONS dans l’étude nationale d’évaluation des cancers ORL, DépistORL, prennent fin le 31 octobre. Elle devait enrôler 5 000 personnes, afin de répondre à la question : le dépistage des cancers ORL permet-il d’en réduire la mortalité d’un tiers ?

Arrivant à son terme, l’inclusion des participants n’atteint pas l’objectif fixé, avec seulement près de 2 000 personnes. Les candidatures spontanées concernent des personnes de plus de 40 ans, ayant fumé pendant au moins 20 ans (même si le tabagisme est arrêté), ayant une consommation quotidienne dépassant 5 verres d’alcool par jour, pour les hommes, et 3 verres pour les femmes. Pour que l’enquête soit réalisable, les chercheurs et les statisticiens avaient besoin de 5 000 volontaires.

Pour s’inscrire les sujets répondant aux critères d’enrôlement doivent appeler un numéro vert : 0 800 100 450 (appel gratuit depuis un poste fixe). Ils seront dirigés vers le médecin du centre le plus proche de leur domicile. Les personnes incluses, et donc a priori à risque de cancer ORL, bénéficieront d’une surveillance annuelle de leur état de santé ORL pendant cinq ans. Le suivi est entièrement couvert par le secret médical et totalement pris en charge.

Surveillance ou dépistage.

Les participants seront répartis en deux groupes : surveillance ou dépistage. Dans le premier, annuellement, le volontaire sera interrogé sur son état de santé par un questionnaire, adressé par courrier. La présence d’un symptôme suspect pourra déclencher une consultation d’ORL. Les sujets sous dépistage bénéficieront pendant trois ans d’une consultation annuelle d’ORL. Les deux années suivantes, ils intégreront le programme surveillance.

En cas de suspicion de lésion, la consultation spécialisée comporte deux examens clés : une nasofibroscopie et un brossage pharyngo-œsophagien. Ce dernier consiste en l’absorption d’une gélule reliée à un fil, qui lui reste en dehors de la cavité buccale. La gélule à dissolution gastrique libère en une minute une éponge. Elle se déploie en 5 minutes, avant d’être remontée par le praticien via le fil (un peu désagréable, mais non douloureux). Au passage, elle brosse des cellules œsophagiennes et pharyngées en vue d’examen histologique.

Avec 21 000 nouveaux cas par an, les cancers ORL (bouche, pharynx, larynx, œsophage) arrivent en 4e position chez les hommes. Ils entraînent 9 200 décès par an. Les principaux facteurs de risque en sont le tabac, l’alcool et leur association.

Davantage d’informations sur le site www.depistorl.org

 Dr GUY BENZADON

Source : Le Quotidien du Médecin: 9025