L'Organisation mondiale de la santé (OMS) appelle à renforcer les mesures de prévention du cancer dans les pays à revenu faible ou intermédiaire. Elle estime que le nombre de nouveaux cas de cancer augmentera de 81 % d'ici à 20 ans dans ces pays si rien ne change. L'ensemble du monde devrait connaître une augmentation de 60 %, passant de 18 millions en 2018 à 29,4 millions en 2040.
« En 2019, plus de 90 % des pays à revenu élevé ont déclaré que des services de traitement du cancer étaient disponibles au sein de leur système de santé publique, contre moins de 15 % dans les pays à faible revenu, où la survie est inacceptablement basse », déplore le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’OMS. Selon l'organisation onusienne, les patients atteints de cancer dans de nombreux pays à revenu faible ou intermédiaire n'ont pas accès à un diagnostic précoce de qualité et à un traitement complet.
Les difficultés des pays à revenu faible ou intermédiaire contre le cancer s'expliquent notamment par une allocation importante des ressources sanitaires dédiée à la lutte contre les maladies infectieuses et la santé des mères et des enfants.
7 millions de vies pourraient être sauvées
« Les interventions prioritaires de lutte contre le cancer sont abordables pour les pays à tous niveaux de revenu. En investissant 2,70 à 8,15 $ US par habitant, plus de 7 millions de vies pourraient être sauvées au cours de la prochaine décennie », souligne l'OMS dans un rapport publié ce 4 février, à l'occasion de la Journée mondiale contre le cancer.
Ce même rapport définit les priorités en matière de lutte contre le cancer : renforcer la lutte antitabac pour réduire de 25 % les décès par cancer, vacciner contre le papillomavirus et l'hépatite B en atteignant une couverture d'au moins 90 %, dépister le cancer du col de l'utérus avec plus de 70 % de participation, diagnostiquer et traiter précocement les cancers curables, augmenter les capacités pour gérer 200 millions de cas de cancer au cours de la prochaine décennie et offrir des soins palliatifs à tous.
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