À l'occasion d'Octobre Rose, la ministre de la Santé a annoncé une refonte du programme de dépistage du cancer du sein, suite au rapport remis par l'Institut National du Cancer (INCa) à l'issue de la concertation citoyenne lancée un an plus tôt.
Marisol Touraine a d'ores et déjà chargé l'INCa et la Direction générale de la santé (DGS) d'élaborer un plan d'action assorti d'un volet d'évaluation et de recherche, « dont elle devrait présenter le contenu d'ici la fin de l'année ».
Des deux scénarios envisagés, le premier, témoin des controverses et prônant l'abandon du dépistage organisé au profit d'un dépistage purement individuel, a été d'emblée disqualifié, car jugé « trop risqué » et « générateur d'iniquités et de pertes de chance », explique le Pr Norbert Ifrah, président de l'INCa.
La seconde voie qui a été retenue consiste à rénover le programme actuel en s'appuyant sur une approche plus personnalisée et une information complète. Le médecin traitant est désigné comme l'interlocuteur de choix pour évaluer les facteurs de risque, expliquer et accompagner les femmes.
Bénéfices moins importants qu'espérés, faux positifs, cancers de l'intervalle, surdiagnostic, surtraitement, risque de cancers radio-induits, ces éléments devront être portés à la connaissance des femmes. Des outils spécifiques destinés aux médecins sont en cours d'élaboration avec le Collège des médecins généralistes. Entre autres propositions : l'alignement de la qualité du dépistage individuel sur celle du dépistage organisé, prise en charge à 100 % de l'échographie.
CCAM technique : des trous dans la raquette des revalorisations
Dr Patrick Gasser (Avenir Spé) : « Mon but n’est pas de m’opposer à mes collègues médecins généralistes »
Congrès de la SNFMI 2024 : la médecine interne à la loupe
La nouvelle convention médicale publiée au Journal officiel, le G à 30 euros le 22 décembre 2024