Une diminution du nombre de copies du gène de l’amylase salivaire servant à digérer les sucres complexes favorise l’obésité. C’est ce que vient de découvrir une équipe internationale coordonnée par le Pr Philippe Froguel du laboratoire Génomique et maladies métaboliques (CNRS -Université Lille 2- Institut Pasteur de Lille). Les chercheurs français et britanniques ont étudié des fratries suédoises discordantes pour l’obésité, analysant leur génome et les gènes du tissu adipeux différemment exprimés entre obèses et sujets de poids normal. Ils ont mis en évidence une région du chromosome 1, unique en son genre car elle contient un gène, l’amylase salivaire (AMY1) qui est présent dans une forme unique à l’espèce humaine.
Les chercheurs montrent que les personnes qui ont le plus petit nombre de copies d’amylase salivaire (et ainsi peu d’amylase sanguine) ont un risque multiplié par 10 de devenir obèses. Chaque copie d’AMY1 en moins augmente de 20 % le risque d’obésité. À elle seule cette région du génome explique près de 10 % du risque génétique.? Ces travaux, publiés le 30 mars dans Nature Genetics, démontrent pour la première fois le lien génétique entre la digestion des glucides complexes et l’obésité.
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