L’épidémie de variole du singe est en recul au niveau mondial, indique le rapport hebdomadaire de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), rendu public le 25 août. La semaine dernière (du 15 au 21 août), le nombre de nouveaux cas recensés dans le monde a chuté de 21 % par rapport à la semaine précédente. Cette dynamique globale masque une situation contrastée, car si l’Europe connaît un début de ralentissement de l’épidémie, une « transmission intense » est observée sur le continent américain.
« Au début de l'épidémie, la plupart des cas signalés se trouvaient en Europe, et une plus petite partie dans les Amériques. Cette situation s'est maintenant inversée, avec moins de 40 % des cas signalés en Europe et 60 % dans les Amériques, a souligné le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, en conférence de presse. En Amérique latine en particulier, la prise de conscience insuffisante ou des mesures de santé publique insuffisantes, combinée au manque d'accès aux vaccins, attise l'épidémie. »
Pour faciliter l’accès au vaccin disponible (Imvanex en Europe, Jynneos en Amérique du Nord) dans les pays d'Amérique latine et aux Caraïbes, l’OMS a signé un accord avec le fabricant danois Bavarian Nordic et espère « qu'il contribuera à maîtriser l'épidémie dans la région », a poursuivi le patron de l’OMS. L’agence onusienne encourage d’ailleurs les pays à mettre en place des essais pour évaluer l’efficacité du vaccin tout en en améliorant son accès.
Une combinaison de mesures efficaces
En Europe, « une combinaison de mesures de santé publique efficaces, de changements de comportement et de vaccination contribue à prévenir la transmission », a encore indiqué Tedros Adhanom Ghebreyesus. Le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) a recensé, au 25 août, 17 202 cas confirmés de variole du singe dans 29 pays de l'Union européenne (UE)/Espace économique européen (EEE) depuis le début de l’épidémie sur le continent, principalement parmi des hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes (HSH).
Pour l’heure, l’Europe n’a enregistré que deux décès, signalés par l'Espagne en juillet 2022. « Un diagnostic précoce, l'isolement, une recherche efficace des contacts et des stratégies de vaccination ciblées sont essentiels pour contrôler efficacement cette épidémie », rappelle l’ECDC, insistant sur la nécessité de « solides efforts de communication sur les risques » et d'un « engagement communautaire ».
En France, au 23 août, 3 421 cas confirmés avaient été enregistrés par Santé publique France (SPF). Ce chiffre intègre un « rattrapage » des données avec l’ajout de 350 cas non encore saisis. « Réparti dans le temps, ce rattrapage ne change pas les tendances observées », précise SPF. Les dernières données, similaires aux tendances observées chez nos voisins, « semblent montrer que le nombre de contaminations a été maximal fin juin/début juillet et que depuis le nombre de cas a tendance à diminuer », est-il souligné dans le dernier point de situation. Prudente, l’agence relève que « la période estivale a pu entraîner des retards au diagnostic et à la déclaration ». La tendance actuelle devra « être confirmée dans les semaines à venir », conclut SPF.
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