La situation du virus Zika en Guyane et en Martinique correspond actuellement au stade d'une transmission autochtone débutante, selon la Cellule de l'InVS en région Antilles-Guyane (Cire) dans un point épidémiologique publié le 7 janvier 2016. Il s'agit du niveau 2 du programme de surveillance, d'alerte et de gestion des émergences (Psage) arbovirose, le niveau 3 marquant le passage au stade d'épidémie.
En Martinique, 12 cas autochtones ont été confirmés biologiquement et 150 cas suspects ont été vus en consultation, moins d'un mois après la confirmation du premier cas. Les zones principalement impactées sont le centre de l'île, le Nord Caraïbe et certaines communes du sud. En Guyane, 7 cas autochtones et 10 cas importés ont été confirmés biologiquement. Les zones impactées connues grâce à la surveillance sont l'île de Cayenne et l'Ouest Guyanais.
Pour le moment, la situation en Guadeloupe et dans les collectivités de Saint-Martin et Saint-Barthélemy correspond au niveau 1c du Psage arbovirose : pas de circulation virale autochtone avérée avec circulation virale en Martinique et Guyane. Aucun cas n'a été biologiquement confirmé. Deux cas possibles ont été recensés en Guadeloupe, trois à Saint-Martin et un à Saint-Barthélemy.
Selon l'Institut Pasteur de la Guyane, le virus Zika responsable de l'épidémie touchant actuellement la zone tropicale du continent américain correspond de façon quasi complète aux souches à l'origine de l'épidémie en Polynésie française 2013. Les chercheurs publient dans « The Lancet » la première séquence génétique complète du virus circulant en Amérique, qui présente une homologie à plus de 99 % avec les souches précédentes dans le Pacifique.
Depuis son émergence au Brésil en mai 2015, la circulation virale du virus Zika a progressé en Amérique centrale et latine. À la fin 2015, 14 pays et territoires sont concernés : Brésil, Colombie, Suriname, Salvador, Guatemala, Mexique, Panama, Paraguay, Venezuela, Chili-île de Pâques, Honduras, Porto-Rico et Martinique-Guyane.
L'arbovirose est transmise par le moustique Aedes aegypti mais l'installation du moustique tigre dans le sud de l'Europe rend possible l'apparition de cas de Zika sur ce continent, notamment en France entre mai et novembre, souligne le ministère français de la Santé. L'Institut Pasteur de Paris, sous la direction d'Anna-Bella Failloux, travaille à mieux estimer le risque d'introduction du virus en France.
Asymptomatique dans 70 à 80 % des cas, l'infection se manifeste par des symptômes grippaux avec éruption cutanée et conjonctivite. Les complications graves sont de deux types : neurologiques et malformatifs (microencéphalies, anomalies du développement cérébral) chez les femmes enceintes contaminées. La lutte contre les moustiques est la clé de la lutte contre le Zika, avec des mesures de protection collective (eau stagnante) et individuelle contre les piqûres.
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