Selon Alain Corbin, l’odorat fait son irruption dans le monde médical au XVIIIe siècle et plutôt comme une menace. Le monde pestilentiel des ancêtres devait disparaître au profit d’un autre plus aseptisé. La lutte contre la puanteur ambiante devint une préoccupation majeure. « Un tel sens est-il indispensable dans notre monde moderne ? », se demandent Ilona Croy et coll. dans la revue en accès libre « PLoS one ». Pour répondre à cette question, l’équipe de chercheurs allemands a réalisé une étude auprès de 32 patients atteints d’anosmie congénitale isolée. Ces chercheurs ont montré que, par rapport à des sujets contrôles, l’absence d’odorat n’était pas un handicap dans beaucoup d’activités quotidiennes liées à la perception olfactive comme les préférences culinaires ou les habitudes alimentaires. En matière d’hygiène, il n’y a pas de différence par rapport au groupe contrôle. En revanche, les auteurs montrent qu’ils souffrent plus que ceux qui peuvent sentir les odeurs du sentiment d’insécurité dans leurs relations sociales et ont deux fois moins de rapports sexuels que les autres, ont un risque plus élevé de troubles dépressifs et ont un taux d’accidents domestiques plus élevé que les autres.
ÉTUDE
Du bienfait des odeurs
Publié le 26/03/2012
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Dr LYDIA ARCHIMÈDE
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Source : Le Quotidien du Médecin: 9104
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