Au grand dam des spécialistes, il manque et manquera toujours quelques audiogrammes, prélèvements sanguins et histologiques, pour identifier la surdité dont souffrait Ludwig Van Beethoven (1770-1827).
Voici ce qu’en dit l’Histoire : les symptômes, bourdonnements et sifflements, débutèrent vers l’âge de 27 ans. Dans une lettre adressée à un ami en 1801, Beethoven se plaignait de ne plus entendre les notes élevées des voix et des instruments. En 1814, il lui était impossible de converser, un an plus tard, de jouer du piano. En 1816, il devint totalement sourd. En 1824, lorsqu’il dirige la 9e symphonie, on le mit face au public dont il ne perçevait aucune acclamation.
La littérature spécialisée a émis depuis autant d’hypothèses que d’opinions étiologiques, chacune plus ou moins étayée, plus ou moins retoquée. Ostospongiose, maladie auto-immune, syphilis, quelle est donc l’origine de la surdité du compositeur allemand ? Le plomb que des chercheurs de l’Illinois ont retrouvé dans des fragments d’os et de cheveux ? Le vin que consommait ardamment Beethoven depuis le décès de sa mère, venait de Hongrie et était additionné illégalement de plomb, rehausseur de goût des alcools à bas prix.
Les symptômes, surdité progressive à début précoce, diarrhées, absence de vertiges, sont compatibles avec un saturnisme. Manquent les troubles neuromusculaires.
Alors, saura-t-on un jour ? Non, répond Michæl H. Stevens dans Laryngoscope*, mais la dernière hypothèse reste l’ intoxication au plomb, plomb, plomb... Plomb.
Lead and the deafness of Ludwig Van Beethoven. The Laryngoscope, 2013
CCAM technique : des trous dans la raquette des revalorisations
Dr Patrick Gasser (Avenir Spé) : « Mon but n’est pas de m’opposer à mes collègues médecins généralistes »
Congrès de la SNFMI 2024 : la médecine interne à la loupe
La nouvelle convention médicale publiée au Journal officiel, le G à 30 euros le 22 décembre 2024