Cela s’appelle faire d’une pierre deux coups. Peut-être parce qu’ils étaient deux, Gary Hack et Andrew Gallup (université du Maryland) ont réussi à trouver une utilité à la fois au bâillement et aux sinus. Tout en découvrant un lien entre les deux.
?Nous ne baîllons pas parce que nous sommes fatigués ou que nous nous ennuyons. Non, nous bâillons pour faire baisser la température de notre cerveau, expliquent-ils dans « Medical Hypotheses ». Le cerveau se montre extrêmement sensible aux modifications thermiques et doit être protégé de toute élévation.
Grâce au bâillement, nous provoquons une minime déformation de la mince paroi des sinus maxillaires qui à la manière d’un soufflet provoquent une ventilation rafraîchissante de l’étage immédiatement supérieur. Un peu comme si l’on ouvrait une fenêtre sur son cerveau.
Cette hypothèse a le mérite, expliquent-ils, de trouver une fonction aux sinus, dont l’utilité reste très controversée.
Plusieurs travaux (humains et animaux) ont permis de constater que les bâillements sont précédés d’une élévation de la température cérébrale. Notamment, les Américains rapportent le cas de deux patientes atteintes d’une quinzaine de crises de bâillements de 5 à 45 minutes, quotidiennes, et porteuses d’une dysrégulation de la température cérébrale.
Espérons que cette étude n’aura échauffé aucun cerveau.
Medical Hypotheses, 14 novembre 2011.
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