La musique adoucit les mœurs, on le sait. On apprend maintenant qu’elle compense les effets de l’âge sur les centres auditifs cérébraux. En comparant les réponses cérébrales à des sons de la parole, chez des musiciens et des non-musiciens, âgés et jeunes, on constate que les musiciens les plus âgés ont de meilleures performances que les non-musiciens du même âge pour l’encodage des sons. Et qu’à cet égard ils sont aussi performants que des jeunes non musiciens. Pour cela, il faut que les musiciens aient joué toute leur vie. Comme le soulignent les chercheurs de l’« Auditory Neuro?science Laboratory » (université de l’Illinois), leurs observations « renforcent l’idée que, si l’on perçoit les sons de manière active tout au long de sa vie, cela peut avoir un effet profond sur le fonctionnement du système nerveux ». Ainsi, l’expérience musicale pourrait permettre de compenser les délais de traitement des informations auditives qui s’installent avec l’âge. Pour un commentateur, cela s’accorde avec l’idée que le cerveau peut être entraîné pour compenser, pour une part, la perte auditive liée à l’âge. D’ailleurs des données récentes chez l’animal ont montré qu’un entraînement, même à un âge avancé, améliore les difficultés de compréhension de la parole en milieu bruyant, que les personnes âgées éprouvent.
Neurobiology and Ageing, 30 janvier 2012.
CCAM technique : des trous dans la raquette des revalorisations
Dr Patrick Gasser (Avenir Spé) : « Mon but n’est pas de m’opposer à mes collègues médecins généralistes »
Congrès de la SNFMI 2024 : la médecine interne à la loupe
La nouvelle convention médicale publiée au Journal officiel, le G à 30 euros le 22 décembre 2024