Nous sommes au Japon. Une jeune femme de 20 ans est vue pour un engourdissement de la langue. Cette patiente est connue pour sa longue histoire de phénomène de Raynaud traité par prostacycline ; elle présente une maladie du tissu conjonctif mixte avec des anticorps antinoyau et antiribonucléoprotéine.
Sa langue a commencé à faire parler d’elle deux ans avant l’épisode actuel, avec des épisodes intermittents d’engourdissement accompagnés de dysarthrie. Manifestations qui ne semblent pas coïncider avec les vasospasmes digitaux et qui régressent en général en quinze minutes.
Bien évidemment, ces phénomènes linguaux ne surviennent jamais au cours des consultations. Alors, la patiente a l’idée de photographier sa langue avec son téléphone portable à l’occasion d’une « crise ». Bon réflexe : la langue est blanche, ce qui colle avec un phénomène de Raynaud lingual.
Le phénomène de Raynaud de la langue peut survenir ou pas dans le cadre d’une maladie auto-immune comme la sclérodermie.
Cette jeune femme a toujours des phénomènes de Raynaud intermittents mais elle va par ailleurs bien avec la prise quotidienne de prednisolone, de prostacycline et d’un inhibiteur de la pompe à protons.
Yoshinori Katada et Toshio Tanaka, New England Journal of Medicine du 16 février 2012.
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