L’un des comportements les plus courants chez l’animal – le reniflement – pourrait aider à comprendre le cerveau. Cela pourrait permettre d’aider à identifier des régions cérébrales essentielles à l’interprétation des signes de communication. Ou de décrypter des comportements problématiques chez les humains, tels des troubles du comportement social. Après des observations chez des rats, Daniel Wesson et coll. observent que renifler n’est pas uniquement un moyen de repérage, mais sert aussi à la communication entre les individus.
Le reniflement devient plus vigoureux chez les chiens, chats et autres, lors de leurs interactions entre individus, repèrent les auteurs. Une observation plus minutieuse montre que le reniflement est modulé, qu’il signe une hiérarchie et prévient les hostilités : le rat dominant renifle plus fort et attend que le rat subordonné le fasse plus doucement, sinon il devient agressif.
« Il est probable que les animaux de compagnie utilisent devant les humains de tels moyens de communication par le reniflement, mais sans être compris, car les humains ne les utilisent pas eux-mêmes », même si les animaux forment des hiérarchies complexes, tout comme les humains.
Wesson et coll. estiment pouvoir utiliser ces nouvelles données sur la communication animale pour comprendre comment des affections neurologiques peuvent altérer la capacité normale du cerveau à élaborer des conduites sociales appropriées.
Current Biology, 7 mars 2013.
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