Le 7ème congrès annuel de la Société Française de Médecine d’Urgence rassemblera du 5 au 7 juin 2013 plus de 4 000 acteurs des urgences pré et intra-hospitalières. En permanence dans l’action au service des citoyens, ce congrès est un moment privilégié d’échanges entre les assistants de régulation médicale (ARMs), les ambulanciers, les infirmiers, les assistants sociaux et les médecins urgentistes.
Cette année, les conférences et tables rondes aborderont des domaines pré-hospitaliers tels que l’accès en 30 minutes à la médicalisation des urgences en lien avec les médecins correspondants de SAMU ; le choix du bon établissement de recours pour les traumatisés graves grâce à un triage pré-hospitalier réfléchi et de qualité ; le défi organisationnel que représente la mise en place de la télémédecine dans la prise en charge de l’AVC ; ou encore les possibilités en régulation médicale face aux décisions d’arrêts des thérapeutiques actives.
D’autres interventions feront le point sur les évolutions scientifiques et permettront d’échanger autour de nouvelles approches diagnostiques et thérapeutiques pour des situations ciblées telles que l’hémorragie digestive, les pneumopathies communautaires… ou des motifs de recours comme la dyspnée. Les propositions sur la prise en charge des patients en situations de précarité, ou encore sur la difficile question de l’aval intra-hospitalier des urgences et la place des gestionnaires de lits, feront l’objet d’intenses discussions. Des ateliers permanents permettront à chacun de s’évaluer, de parfaire son savoir-faire et de maintenir ses compétences en réalisant des gestes techniques de médecine d’urgence.
Cette dimension scientifique, au service du patient, ne dispensera pas les professionnels de l’urgence de prendre le temps de réfléchir au devenir de la médecine d’urgence. Comment trouver le juste milieu entre la médecine fondée sur les preuves ou « evidenced based » et la médecine fondée sur la pratique ou « practice based » ? Comment améliorer le raisonnement clinique en situation d’urgence, déterminant majeur de la performance des médecins urgentistes ? Comment concilier la diminution des moyens et l’insuffisance fréquente des ressources humaines avec l’exigence de la qualité de soins attendue par les patients ? Comment accompagner les évolutions techniques qui contribuent à l’efficience des prises en charge, en précisant plus particulièrement la place de l’échographie appliquée à l’urgence ?
Ainsi, aux termes d’une participation intense aux trois journées du congrès, chaque acteur regagnera son établissement de santé de rattachement, enrichi de connaissances nouvelles qui ne demandent qu’à devenir compétences aux services du malade.
Président de la SFMU, chef du pôle SAMU SMUR Urgences du CHU de Clermont-Ferrand.
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