L’UMP a tranché : « Il faut sortir des 35 heures ». Dans le secteur public, « des négociations seront ouvertes dans chacune des fonctions publiques », prévient le projet 2012 de la majorité.
Au-delà des critiques récurrentes, selon lesquelles la réduction du temps de travail a désorganisé l’hôpital, le sujet est d’une actualité... brûlante. Les comptes épargne temps (CET), partiellement apurés en 2008 par Roselyne Bachelot, débordent de nouveau. Combien de jours de RTT les médecins et les paramédicaux ont-ils stockés au cours des trois dernières années ? La Coordination médicale hospitalière (CMH) avance le chiffre de 2,1 millions de jours pour les seuls praticiens.
Il n’y a pas de comptage officiel récent. Au 31 décembre 2006, le Centre national de gestion avait recensé
37 421 CET ouverts, sur lesquels étaient épargnés 1 350 932 jours. Soit une moyenne de 36 jours stockés par praticien. La machine s’est emballée depuis, malgré l’argent mis sur la table en 2008. Problème, les CET ont une durée de vie limitée à dix ans (à compter de la date à laquelle le salarié a accumulé 20 jours sur son compte). Les hospitaliers qui ont ouvert un CET en 2002, année de l’application des 35 heures à l’hôpital, devront donc le solder dans les prochains mois.
Un décret serait dans les tuyaux pour sortir de l’impasse. La Direction générale de l’offre de soins, au ministère de la Santé, a réuni les syndicats de médecins hospitaliers pour leur faire des propositions chiffrées. Plusieurs pistes sont sur la table depuis des années : le rachat de ces jours (il en coûterait de 600 à 700 millions d’euros selon la CMH) ou leur transformation en points de retraite.
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