Rendu public mercredi, le rapport sur l’organisation territoriale des urgences hospitalières élaboré par le Dr Jean-Yves Grall, directeur général de l’ARS Nord-Pas-de-Calais, a reçu un accueil mitigé auprès des professionnels de santé.
D’un côté SAMU-Urgences de France s’est réjoui des mesures proposées. Le rapport « confirme le médecin urgentiste et la régulation médicale au centre de la prise en charge des demandes de soins urgents et non programmés à l’échelle d’un territoire, note le syndicat. Il valide la présence continue de médecins régulateurs généralistes au sein des SAMU-Centre 15 et l’organisation de transports infirmiers inter-hospitaliers. » L’organisation de la prise en charge sur plusieurs niveaux est également saluée par SAMU-Urgences de France.
Les urgentistes libéraux s’estiment écartés
La FHP-MCO, syndicat représentant les 600 cliniques spécialisées en médecine, chirurgie, obstétrique, n’a pas du tout la même lecture. Elle regrette que les 132 services d’urgences privés soient écartés de même que les médecins urgentistes libéraux.
« La notion de réseau de prise en charge des urgences n’est pas nouvelle et figure depuis 2006 dans le code de la santé publique. Mais ce qui dérange, c’est la volonté de développer des équipes de territoire d’urgentistes publics. Quelle est la place donnée au secteur privé et aux urgentistes libéraux ? [...] La volonté de ce rapport est-elle de supprimer les services d’urgence privés pour faire de la prise en charge des "vraies" urgences un monopole de l’hôpital public ? », s’interroge Ségolène Benhamou, présidente de la FHP-MCO. Selon le syndicat, l’organisation de filières de prise en charge graduée est du « déjà-vu ». La FHP-MCO préconise de « mieux prendre en compte l’ensemble des parties prenantes » pour améliorer la prise en charge des urgences.
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