Après la confirmation de 41 cas de pneumopathie dans la ville de Wuhan en Chine, dont l’origine serait due à un nouveau coronavirus de la même famille que le SRAS (Syndrome respiratoire aigu sévère), la Direction générale de la Santé (DGS) appelle les médecins à la vigilance. Tout patient présentant des signes respiratoires infectieux et « ayant séjourné dans la ville de Wuhan dans les 14 jours précédant le début des signes cliniques » doit en effet faire l’objet d’un signalement.
Contacter le SAMU-Centre 15 en cas de doute
Contact doit être pris avec le SAMU-Centre 15 pour « analyse et mise en place des premières mesures de prise en charge », insiste l’institution. Une définition de cas a été mise à disposition par Santé publique France.
Toute prise en charge d’un cas suspect doit « s’accompagner de la mise en place de protection chez le patient (masque chirurgical) et le professionnel de santé (masque, lunettes et hygiène des mains) », poursuit encore la note de la DGS.
Cette note d’information s’inscrit dans la suite de l’appel lancé, le 13 janvier, par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) invitant les États à « des efforts de surveillance active et de préparation » face à l’émergence de ces cas de pneumopathie d’origine encore mystérieuse.
Un décès en Chine et un cas importé en Thaïlande
Apparus dès la mi-décembre chez des personnes ayant fréquenté le marché de fruits de mer et de poissons de la ville de Wuhan, les cas de pneumopathie ont rapidement été isolés par les autorités. Au départ, 59 patients avaient été identifiés, mais seulement 41 cas ont été confirmés. Parmi eux, 7 sont jugés dans un état grave et un patient de 61 ans est décédé.
Depuis l’émergence et l’identification de ces cas en Chine, l’OMS s’attendait à la survenue de cas dans d’autres pays. C’est, depuis le 8 janvier, le cas en Thaïlande où une femme infectée, qui voyageait en provenance de Wuhan, a été identifiée par les autorités. Hospitalisée, elle se remet de la maladie, indique les autorités thaïlandaises. Au Japon également, un cas a été détecté et confirmé le 15 janvier. Il s'agit d'un trentenaire japonais ayant séjourné à Wuhan au début du mois.
Des recherches en cours
Les recherches se poursuivent pour comprendre la source et les modes de transmission de cette maladie. Le 12 janvier, les autorités chinoises ont partagé le séquençage génétique du virus pour faciliter le diagnostic. Pour l’heure, le risque de contamination entre personnes n'est pas exclu, mais a été jugé « faible » par les autorités chinoises. Les recherches continuent pour identifier d’éventuel réservoir animal ou hôte intermédiaire.
Du côté de l’OMS, le Dr Tedros Adhanom Ghebreysus, directeur général de l’organisation, indique que les membres du Comité d’urgence pourraient être convoqués « dans un bref délai ».
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