Les numéros d’urgence fondus dans le « 112 » ? Le gouvernement d’accord pour faire un test

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Publié le 29/09/2015
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Crédit photo : S. Toubon

Abandonner le « 18 » (pompiers), le « 15 » (SAMU), le « 17 » (Police Secours) et quelques autres numéros d’appel d’urgence au profit du numéro d’appel européen « 112 », c’est la suggestion de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France (FNSPF). Un projet que le ministère de l’Intérieur est d’accord... pour tester en grandeur nature.

100 millions d’euros d’économies

Réunis en congrès à Agen le 25 septembre, les pompiers ont fait leurs calculs. Selon leur président, le colonel Éric Faure, réunir tous les numéros de secours sous le seul « 112 » permettrait de réaliser une économie annuelle de l’ordre de 100 millions d’euros sur les charges de fonctionnement.

Message bien reçu par Bernard Cazeneuve. Le ministre de l’Intérieur a fait savoir samedi qu’il ne voyait pas d’un mauvais œil cette possible « mutualisation ». Il souhaite cependant s’assurer au préalable de l’inter-opérabilité entre ces services de secours. « Sans rejeter l’idée, je ne peux pas la prendre entièrement à mon compte sans faire l’inventaire précis des questions techniques que cela pose », a répondu Bernard Cazeneuve, qui souhaite que soit menée en dehors de Paris une expérimentation pour tester le rapprochement entre le « 17 » et le « 18 ».

Une étude comparable est déjà en cours depuis 2011 en Haute-Savoie. Dans ce département, le « 15 », le « 18 » et le « 115 » (dédié aux urgences sociales) ont été regroupés sous le seul « 112 ».

Efficacité accrue ?

En plus des économies potentielles, cette réforme pourrait améliorer la réponse opérationnelle et permettre de mieux partager les informations en cas d’attentat, assure la FNSPF.

Au-delà des numéros d’appel « 15 », « 17 », « 18 » et « 112 », existent aussi en France le « 114 » pour les sourds et les malentendants, le « 115 » pour les urgences sociales, le « 119 » pour l’enfance maltraitée, le « 191 » pour le sauvetage aéronautique et le « 196 » pour le sauvetage maritime.

Le Danemark, la Finlande, les Pays-Bas, le Portugal, la Suède et la Roumanie ont déjà fait du « 112 » leur principal numéro d’urgence national.

Henri de Saint Roman

Source : lequotidiendumedecin.fr