La déflagration est venue dans États-Unis dans la nuit de mardi à mercredi, quand le président Donald Trump a annoncé la suspension de leur contribution au budget de l'OMS le temps d'évaluer la réponse à la pandémie de l'agence onusienne, qu'ils accusent d'être sous l'influence de la Chine, berceau du Covid-19.
Depuis, les déclarations s'enchaînent de par le monde. La dernière en date est celle de Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l'OMS, qui a remercié vendredi Emmanuel Macron pour son « leadership » dans la réponse internationale à la pandémie de Covid-19.
Construire autour de l'OMS une initiative forte
Ce message fait suite à celui publié mardi soir par le dirigeant français sur son compte Twitter officiel appelant à « construire, autour de l'OMS, une initiative forte sur les diagnostics, les traitements et les vaccins accessibles à tous », tout en émettant des doutes sur la gestion de la crise par la Chine après l'apparition des premiers cas dans le centre du pays fin 2019 dans une interview au « Financial Times » parue jeudi.
Interrogé jeudi au Sénat sur la situation de l'OMS, Jean Yves Le Drian, le ministre des Affaires étrangères au Sénat a emboîté le pas au président en appelant à refonder le multilatéralisme de la santé. Le ministre a ainsi rappelé le rôle essentiel de l’OMS et souhaité que soient tirées les leçons de la crise sanitaire pour bâtir un dispositif plus efficace et plus cohérent.
La Chine sous le feu des critiques
Le président français, questionné par le quotidien économique britannique, n'en a pas moins exprimé des réserves sur la gestion de la Chine, estimant qu'il y avait « manifestement des choses qui se sont passées qu'on ne sait pas », et ajoutant « n'ayons pas une espèce de naïveté qui consiste à dire que (la gestion de l'épidémie par la Chine, NDLR) c'est beaucoup plus fort. On ne sait pas », a-t-il dit.
La position du président français sur la Chine rejoint ainsi les doutes exprimés par Londres et Washington. L'administration Trump a accusé Pékin d'avoir « dissimulé » la gravité de l'épidémie à son début en Chine, et le Royaume-Uni a, de son côté, averti jeudi la Chine qu'elle devrait répondre à des « questions difficiles sur l'apparition du virus et pourquoi il n'a pas été stoppé plus tôt ».
La Russie est à son tour intervenue jeudi soir, pour prendre la défense de Pékin. Le président russe Vladimir Poutine a qualifié jeudi, au cours d'une conversation avec son homologue chinois Xi Jinping, de « contre-productives » les accusations visant Pékin. Pour sa part, Pékin a répondu vendredi en jugeant « impératif que tous les pays s'unissent pour combattre l'épidémie et gagner la guerre » contre le Covid-19.
Avec AFP
Santé mentale des jeunes : du mieux pour le repérage mais de nouveaux facteurs de risque
Autisme : la musique serait neuroprotectrice chez les prématurés
Apnée du sommeil de l’enfant : faut-il réélargir les indications de l’adénotonsillectomie ?
Endométriose : le ministère de la Santé annonce une extension de l’Endotest et un projet pilote pour la prévention