Nos difficultés de financement de la Sécurité sociale font peut-être sourire les experts… japonais, confrontés en la matière à des perspectives autrement plus effrayantes que les nôtres. Car dénatalité oblige, la population du Japon va chuter de 32 % entre 2010 et 2060 ; dans 50 ans, 4 habitants de l’archipel sur 10 auront plus de 65 ans, tandis que les moins de 14 ans seront deux fois moins nombreux qu’aujourd’hui. Par ailleurs, en 2060, l’espérance de vie des hommes japonais devrait atteindre 84,19 ans (contre 79,64 en 2010) et celle des femmes 90,93 ans (contre 86,39 ans).
L’Institut national de la protection sociale et des problèmes démographiques du Japon, qui a publié ces chiffres la semaine dernière, en a tiré cette conclusion : le système de sécurité sociale du pays est menacé, de moins en moins de jeunes actifs étant disponibles pour soutenir un nombre croissant de personnes âgées.
Que faire ? Autre latitude, mœurs semblables. Pour pérenniser le régime de remboursement des soins, le gouvernement japonais de centre-gauche prône une importante hausse de la taxe sur la consommation. Mais les critiques que cette solution suscite n’ont aucun rapport avec celles que recueille « notre » future TVA sociale : au Japon, où de nombreux couples se privent d’enfants pour des raisons économiques, reproche est fait aux pouvoirs publics japonais de ne pas tenir leurs promesses pour favoriser les naissances.
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