À l'aune de l'évolution de la démographie médicale et de la population et des changements du système de soins, le médecin généraliste pourrait, demain, être appelé à jouer un nouveau rôle. Mais lequel ?
Les avis sont partagés. Dans notre grande enquête, nous avions proposé huit profils possibles, pas forcément exclusifs les uns des autres d'ailleurs. Dans le tiercé de tête des profils d'évolution les plus probables on trouve d'ailleurs des tendances plutôt gratifiantes et d'autres plutôt délétères.
Pour une majorité de répondants, le médecin généraliste des années à venir sera d'abord un « chef d'orchestre ». 55 % des praticiens estimant qu'il sera amené à se recentrer encore davantage sur la coordination des soins avec ses correspondants libéraux et l'hôpital. Un scénario finalement conforme à la réforme du médecin traitant et des parcours santé.
Moins valorisant à l'inverse : un généraliste sur deux (47 %) s'imagine aussi demain « Formulairologue », le médecin de famille étant amené à effectuer de plus
en plus de tâches administratives, une sorte de prolongation de la dérive actuelle, si souvent décriée dans notre enquête. Fort heureusement, on trouve à peu près la même proportion (46 %) à se projeter dans les habits du « Préventologue », le praticien étant amené à investir, davantage qu'aujourd'hui, le non curatif.
Beaucoup (41 %) se voient aussi « Référent ALD », le médecin généraliste étant alors de plus en plus investi dans le suivi et l’organisation des soins autour
de patients chroniques amenés à être de plus en plus nombreux.
Dans le portrait-robot du médecin de famille des années à venir restent quatre hypothèses, qui recueillent entre un gros tiers et un cinquième des suffrages. 32 % pensent que le généraliste pourrait se contenter d'un statut de « Bobologue », son domaine d’intervention se cantonnant de plus en plus sur le « petit risque » face à l’hyperspécialisation des autres disciplines et à la technicisation croissante de la médecine. À l’opposé, 27 % le décrivent comme un « Expert » qui saura davantage se spécialiser dans certains domaines (gynécologie, pédiatrie, dermatologie, gériatrie…) pour combler la pénurie dans certaines spécialités.
Enfin, deux hypothèses plus futuristes paraissent moins réalistes. Pour 21 %, toutefois, le généraliste sera demain « Entrepreneur », à la tête d’une équipe de soins ambulatoires pluridisciplinaire. 20 % le voyant davantage comme un « Notaire de la santé » qui jouerait un rôle de référent en matière de médecine prédictive et de dépositaire des directives anticipées des patients.
Et demain ?
Plutôt « chef d'orchestre » ou plutôt « bobologue » ?
Publié le 24/03/2017
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Crédit photo : Fotolia - ilovecoffeedesign
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Source : Le Généraliste: 2790
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La réforme telle qu'elle est vécue par les généralistes...
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