LES SYNDICATS de médecins libéraux la réclament depuis plusieurs années. Ils en entrevoient aujourd’hui les prémisses. La réforme de la nomenclature clinique, autrement appelée classification commune des actes médicaux (CCAM clinique), devrait être entamée cette année. L’Union nationale des caisses d’assurance-maladie (UNCAM) vient en effet de lancer un appel d’offres qui devrait relancer le dossier. Elle recherche une entreprise capable de déterminer les critères méthodologiques indispensables à l’élaboration d’une hiérarchie des consultations. Des sociétés de services ou d’informatique dans le domaine médical pourront se porter candidates.
Bloquée depuis deux ans, cette étape n’est que la première d’un long marathon. Elle est cependant applaudie par le Dr Jean-François Rey, président de l’Union nationale des médecins spécialistes confédérés (UMESPE-CSMF). « Il ne s’agit que de la première pierre de la mise en place de la méthodologie, souligne le praticien. Il y aura ensuite un travail spécifique avec les sociétés savantes ». L’opérateur retenu devrait être annoncé fin février par l’UNCAM. Le Dr Rey en est persuadé : « La CCAM clinique sera un enjeu majeur de la future convention ». Le président de l’UMESPE souhaite dorénavant que l’arbitre Bertrand Fragonard, qui entrera en fonction le 12 février, soit « actif » dans le domaine tarifaire. « Nous attendons qu’il donne un coup de pouce à un certain nombre de revalorisations comme le C à 23 euros et qu’il puisse avec l’aide des partenaires conventionnels définir un certain nombre de consultations spécifiques comme ceci a été mis en place pour les endocrinologues », explique le chef de file des spécialistes confédérés.
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