Près de la moitié des 25 services d'urgences de la capitale sont « officiellement sortis de la grève », fait savoir l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), alors que le mouvement continue de s'étendre au plan national selon ses organisateurs.
Épicentre de la crise qui secoue les urgences depuis sept mois, les hôpitaux parisiens s'en désengagent progressivement : « des protocoles d'accord de fin de grève ont été signés » dans la moitié des structures d'accueil générale ou pédiatrique, selon le compte rendu du conseil de surveillance de l'AP-HP. Des protocoles ont ainsi été paraphés dans les SAU des hôpitaux Trousseau, Robert-Debré, Béclère (urgences adultes et pédiatriques), HEGP, Pitié-Salpêtrière, Henri-Mondor, Tenon, Ambroise-Paré (adultes), Saint-Louis, Necker-Enfants malades et Louis-Mourier (urgences pédiatriques).
Déjà une centaine de recrutements
« Ces accords déclinent les engagements pris (...) pour remédier aux difficultés rencontrées par les services », notamment la création progressive de « 230 équivalents temps plein pour le personnel infirmier et aide-soignant », précise le CHU francilien. Contactée par l'AFP, l'AP-HP affirme qu'une centaine de recrutements ont déjà été effectués et que d'autres fiches de postes (ont été) publiées ou (sont) en cours de finalisation.
Côté rémunération, « l’ensemble des professionnels non médicaux exerçant à titre permanent dans un SAU ou un SMUR ont perçu dès juillet 2019 la nouvelle indemnité forfaitaire de risques, d’un montant de 100 euros net mensuels », ajoute le compte rendu du conseil de surveillance.
Les agents des hôpitaux ayant signé un protocole de sortie de grève bénéficient également du versement de l’« indemnité pour travaux dangereux dont le montant a été revalorisé à l’AP-HP à 56 euros nets pour 20 jours travaillés ». « Les personnels engagés dans des protocoles de coopération recevront également une prime de 100 euros brut », rappelle le CHU francilien.
Ces accords locaux n'empêchent pas le conflit d'atteindre un niveau inédit, avec 269 services en grève, selon le décompte actualisé du collectif Inter-Urgences. Cette association – ainsi que les syndicats hospitaliers et un autre collectif inter-hôpitaux créé par des médecins chefs de service, ont appelé à une grande manifestation à Paris le 14 novembre.
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