Dr Corinne Le Sauder, présidente de la FMF

« Les actes clés et les forfaits méritent d’être indexés sur le coût de la vie »

Publié le 31/10/2022
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Crédit photo : VOISIN/PHANIE

En priorité

« La priorité va être d’atteindre la moyenne des tarifs européens. Par ailleurs, il faut que les actes clés et les forfaits soient indexés sur le coût de la vie avec une revoyure annuelle. Cette convention doit aussi nous donner des moyens financiers pérennes pour avoir du personnel, du matériel et des locaux idoines pour pouvoir exercer dans de bonnes conditions et gagner du temps médical pour améliorer l’accès aux soins. Cela passe notamment par une revalorisation de la consultation, dont le tarif est gelé depuis 2017. Il va également être primordial de rémunérer le temps de coordination et l’expertise des médecins. Certains veulent visiblement retirer aux médecins tous les petits actes, si bien qu’il ne leur reste que des actes complexes au tarif de 25 euros… Ce n’est pas viable ! Nous souhaitons une hiérarchisation des cotations qui permette une revalorisation de l’expertise du médecin. La prise en compte de l’ancienneté et la valorisation des parcours de formation médicale continue figurent également parmi nos revendications. Aujourd’hui, l’expérience d’un médecin ainsi que les compétences qu’il a pu acquérir au cours de sa carrière grâce à la formation ne sont pas valorisées. Pour les praticiens hospitaliers, la revalorisation entre le début et la fin de leur carrière est de 93 %, soit 2,3 % par année d’ancienneté. Et rien pour les libéraux. Nous souhaitons aussi une simplification de la nomenclature et une possibilité de coter des actes cliniques et techniques dans la même consultation. La suppression du délai de carence de six mois entre la parution au Journal officiel et l’application des mesures de la convention figure parmi nos priorités. Pour la FMF, ce délai est inacceptable et nous demandons sa suppression. »

Points de vigilance

« Comme pour beaucoup, l’absence de compensation et de revalorisations substantielles des actes de base va être un point de vigilance majeur. Pour le moment, l’Ondam pour la ville se situe à 2,9 %. Il faut qu’il atteigne au moins l’inflation, sinon on ne pourra rien faire ! »

FMF

Source : Le Généraliste