Le centre hospitalier mémorial France États-Unis de Saint-Lô (Manche) propose depuis quelques semaines à ses patients des casques de réalité virtuelle avant et après une chirurgie dans le but de réduire leur anxiété, mais aussi les effets secondaires, la médication et la durée des séjours hospitaliers.
À la manœuvre, Nathalie Bisson, chef de projet et cadre supérieur du pôle chirurgie femme enfant. « On voulait offrir autre chose que des médicaments à nos patients, explique-t-elle. Avant une intervention, il y a toujours un peu d'anxiété. La réponse est souvent médicamenteuse mais parfois, cela entraîne des effets secondaires, notamment chez les personnes âgées polypathologiques et polymédicamentées. »
Pour le service de chirurgie, cette nouvelle méthode n'offre que des avantages. Le service dispose de huit casques. Une fois que le patient en enfile un, il plonge dans un monde immersif sonore en 3D pendant une vingtaine de minutes. Plusieurs univers imaginaires destinés à augmenter la créativité et détourner l'attention sont proposés : monde sous-marin, espace, nature. Selon Nathalie Bisson, cette expérience inspirée de la sophrologie et de la relaxation permet au patient d’être plus détendu. « En postopératoire, la réalité virtuelle permet de diminuer la douleur également », ajoute-t-elle.
Une cinquantaine de patients ont accepté de l'utiliser. « 90 % des retours sont satisfaisants, poursuit-elle. Les anesthésistes et chirurgiens adhèrent aussi à cette nouvelle technique. »
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