Les SMS du congrès ATTD 2024

Par
Publié le 23/05/2024
Article réservé aux abonnés

Le diabète est un facteur de risque important de déclin cognitif et de démence. Par rapport aux non-diabétiques, les diabétiques ont un risque 50 % plus élevé de troubles cognitifs légers et 70 % plus élevé de passage à la démence. L’effet de la réduction de l’hyperglycémie per se n’est pas clair. Mais des essais sont en faveur d’un bénéfice des agonistes du GLP1, et peut-être des inhibiteurs du SGLT2 et des thiazolidinédiones.

Deux insulines hebdomadaires sont en dernière ligne de développement clinique avec, peut-être à la clé une mise sur le marché au cours de 2024. Il s’agit de l’insuline basale icodec (NovoNordisk), un analogue de l’insuline avec une chaîne latérale d’un diacide gras à 20 carbones, et de l’insuline basale Fc (basal insulin Fc, ou BIF, Eli Lilly), protéine de fusion combinant un variant d’insuline à chaîne unique avec un fragment d’IgG humaine. Le programme Qwint pour l’insuline BIF est toujours en cours, tandis que le programme Onwards pour l’icodec est terminé. Il montre en particulier que le contrôle de la glycémie est significativement meilleur avec l’icodec qu’avec la glargine une fois par jour. Par ailleurs, on observe une réduction de l’HbA1c à 26 semaines associée avec une légère prise de poids.

Des travaux récents ont révélé qu’un état d’auto-immunité bénigne est présent chez tous les individus. L’évolution vers une auto-immunité plus agressive puis vers un diabète de type 1 pourrait être liée à une régulation immunitaire défectueuse et/ou une vulnérabilité accrue des cellules bêta, qui pourraient ainsi constituer des cibles thérapeutiques, actuellement à l’étude.

Dans l’essai Protect, le teplizumab, un anti-CD3 approuvé par la FDA afin de retarder la progression du stade 2 au stade 3 (clinique) du diabète de type 1 (DT1), ralentit aussi le déclin du peptide C pendant un an et demi, lorsqu’il est administré au diagnostic de DT1 et renouvelé à six mois.


Source : Le Quotidien du Médecin